DENSITÉ(S)

REPÉRER DES LOGIQUES D’IMPLANTATION

Il s’agit précisément d’étudier les différentes variables régionales qui pourraient intervenir pour favoriser ou contrarier dans le processus d’implantation d’événements de courses à pied.

DENSITÉ DE POPULATION & RÉPARTITION SPATIALE

Objectif : comparer le nombre d’événements au nombre d’habitants. Une corrélation entre le poids démographique des régions et les événements de courses à pied existe-t-elle de sorte que plus une région serait peuplée, plus le nombre d’évènements serait élevé.



Les ronds bleus clairs représentent le nombre d’habitants, ceux bleus foncés le nombre d’événement. Proportionnellement, un événement équivaut à dix mille habitants. La proportion des ronds a été réalisée sur la base des moyennes nationales. En France métropolitaine, le nombre moyen d’événements est de 488 et celui moyen d’habitants est de 5 001 392. Le but étant de rester dans ces tendances, les symboles ont été mis à cette échelle. Cela fait environ une moyenne de 500 événements pour 5 000 000 d’habitants et environ un événement pour 10 000 habitants.

Résultat

Trois dynamiques se dégagent. Premièrement, celle où le nombre d’événements corrèle avec celui du nombre d’habitants, c’est le cas des régions Auvergne, Rhône-Alpes, Bourgogne – Franche Comté, Centre – Val de Loire, Hauts de France, Pays de la Loire ou encore Provence – Alpes Côte d’Azur. La deuxième dynamique, montre une importance plus grande de la présence d’événements en comparaison au nombre d’habitant, dans le cadre d’équipement, pourrait être employé le terme de « sur- équipement », ici, nous utiliseront le terme de « sur-événement ». Les régions concernées par ce phénomène sont : le Grand Est et l’île de France.
Enfin, a contrario des régions en « sur-événement », sont observables celles en « sous-événement », où la proportions d’habitants et plus importante que celle d’événement. Pour cette dernière catégorie sont concernées les régions Bretagne, Corse, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.

Sept des treize régions ont des proportions qui se rapprochent de la aux proportions nationales

Superficie et nombre d’évènements en région

Objectif : comparer le nombre d’événements à la superficie des régions. Ici, l’interrogation porte sur la distribution spatiale des événements de courses à pied et il s’agit d’analyser précisément le nombre d’événements de courses à pied régionaux au regard de la superficie de ces territoires permet d’observer les densités événementielles sportives.

En effet, si l’on prend l’exemple de l’Île- de-France, elle est en 9e position selon le nombre d’événements de courses à pied. Or, si l’on parle compare le nombre d’événements à sa superficie, on constate que proportionnellement à la moyenne nationale, son nombre d’événements est bien supérieur à celui de sa superficie, lui conférant une forte densité.

La proportion des ronds a été réalisée sur la base des moyennes nationales. En France métropolitaine, le nombre moyen d’événements est de 488 et celui la superficie moyenne d’une région est de 41 842 km2. Cela fait environ une moyenne de 500 événements pour 40 000 km2 et environ un événement tous les 80 km2.

Les ronds jaune représentent la superficie en km2 des régions, ceux bleus foncés le nombre d’événements par région.

Sept des treize régions ont les mêmes tendances qu’au niveau national. Trois autres sont au-dessus des moyennes nationales, en particulier l’île de France où il y a une très forte densité surfacique (env. 3 événements pour 80 km2). Deux régions ont des densités surfacique plus faible que la moyenne nationale, il s’agit du Centre – Val de Loire et de la Bourgogne – Franche Comté.

Résultat

Plus de la moitié des régions ont des proportions équivalentes à celles de la France ce qui montre une corrélation entre la superficie d’un territoire régional et le nombre d’événements de courses à pied. Cependant, il ne s’agit pas du seul critère influant dans l’implantation des courses à pied puisque cinq régions ont des densités bien différentes des moyennes nationales.

Quels autres critères peuvent bien influer sur l’implantation de ces événements ? Dans quelle mesure de forte densité d’habitants peuvent impacter ce phénomène.

ATTRACTIVITÉ DES ÉVÈNEMENTS

Cette illustration permet de comparer le nombre d’événements au nombre de finishers. Ici, la question posée est : y a-t-il une corrélation entre le poid démographique et celui événementiel ?

Trois dynamiques se dégagent. Premièrement, celle où le nombre d’événements corrèle avec celui du nombre d’habitants, c’est le cas des régions Auvergne, Rhône-Alpes, Bourgogne – Franche Comté, Centre – Val de Loire, Hauts de France, Pays de la Loire ou encore Provence – Alpes Côte d’Azur. La deuxième dynamique, montre une importance plus grande de la présence d’événements en comparaison au nombre d’habitant,

Peuplement des régions et nombre d’événements régionaux

Pour de nombreuses régions, la proportion du nombre d’habitants est équivalente à celle du finisher. Cela implique-t-il que la plupart des participants soient locaux ?

Répartition des événements de courses à pied par niveaux de classement FFA

Distribution des événements et des finishers par région

Hypothèse d’une structuration événementielle

Des interrogations quant aux lectures des répartitions spatiales : > Maillage différents : Des régions avec beaucoup d’événements, mais peu de finishers = maillage de petits événements de courses à pied

–> Plus réservé aux locaux ou au maillage restreint mais avec de contraire à des sportifs de haut forte polarités
niveau (type ultra trail ?) – etc.
– Des région avec peu d’événements mais beaucoup de finishers ?

Auteures : Mathilde Plard et Violaine Guichet, 2019

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